« La CRÉ doit faire confiance à l’intelligence de la société civile » - Jean-Marc Crevier

Pour améliorer sa structure

Jonquière, le 13 août 2008 – À la veille des nominations des représentants socio-économiques au conseil d’administration de la Conférence régionale des élus (CRÉ) du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le représentant régional de la FTQ, M. Jean-Marc Crevier, en dénonce le processus de nomination. La FTQ régionale s’interroge sur la confiance que la CRÉ mets dans les organisations qui forment la société civile : « Les élus de la CRÉ ne devraient-ils pas se fier à l’intelligence des personnes qui forment le regroupement de la société civile ? Est-ce que leur choix nécessite et mérite d’être ensuite trié par les élus de la CRÉ ? ».

Actuellement, c’est à la société civile qui regroupe selon la liste ci-jointe, une partie des intervenants socio-économiques de la région, que les dirigeants de la CRÉ demande des candidatures en vue de combler le nombre de postes qui lui sont dédiés selon un processus déjà établi. Cette démarche veut que les regroupements invités à le faire soumettent des candidatures (une par organisation ciblée), se réunissent et entendent les candidats qui sont intéressés à siéger à la CRÉ; par la suite, un vote des participants recommande à la CRÉ le double du nombre de candidats requis et la CRÉ en retient la moitié en s’imposant un soit-disant ratio homme/femmes et jeunes. Cette année, quatre postes sont vacants alors que la société civile devra soumettre huit candidats; les candidatures doivent parvenir à la CRÉ avant le 29 août et c’est le 3 octobre prochain qu’aura lieu la rencontre de la société civile. Ce processus de sélection n’est pas universel dans les conférences des élus du Québec.

« Là où le bât blesse, c’est dans le processus lui-même », poursuit Jean-Marc Crevier. Alors que l’ensemble des membres de la société civile est d’avis que ce sont eux qui doivent choisir leurs représentants, les élus de la CRÉ, eux, s’entêtent à choisir parmi son choix. Le but recherché est pourtant fort simple : la société civile ne désire qu’améliorer la structure actuelle de la CRÉ en assurant entre autres choses un suivi avec leurs représentants et la diffusion des informations importantes qui circulent à la CRÉ et qui les concernent, ce qui ne se fait pas présentement.

« Actuellement, une fois assis au conseil d’administration, les élus de la CRÉ considèrent que chaque individu n’est redevable qu’à lui-même. C’est un véritable non-sens » selon Jean-Marc Crevier qui croit que chaque regroupement de la société civile devrait se lever et exiger que la CRÉ leur fasse confiance. « Ces gens sont assez intelligents pour se nommer eux-mêmes des représentants. Et c’est sans compter qu’augmenter la responsabilité des participants ne ferait qu’améliorer la qualité de telles nominations, améliorer la qualité des interventions et augmenter le poids de la CRÉ auprès d’instances significatives avec lesquelles la société civile a à travailler. »