La survie d'AbitibiBowater passe peut-être par la Caisse de dépôt et placement du Québec et les Fonds de solidarité de la FTQ et de la CSN

Ménage à trois pour sauver AbitibiBowater

Jean-Marc Crevier

Jonquière – C’est l’hypothèse qu’a soulevée le représentant régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, lors de la rencontre de la cellule de crise avec le conseil de l’industrie forestière, lundi.

«Quand on voit ce que le gouvernement américain a fait en investissant dans GM, il n’est peut-être pas fou de faire la même chose pour sauver AbitibiBowater. J’ai d’ailleurs posé la question à Guy Chevrette et aux gens d’AbitibiBowater», a-t-il indiqué au Quotidien.

Le président du conseil de l’industrie forestière, Guy Chevrette, trouve l’idée très intelligente. «C’est possible et plausible, la SGF et la Caisse de dépôt pourraient acheter du capital-actions, ce qui permettrait de générer du crédit à nos entreprises qui ont besoin de liquidités. C’est ce genre d’idée originale que ça nous prend pour nous sortir de la torpeur», a commenté Guy Chevrette.

Le président du conseil de l’industrie forestière, Guy Chevrette, trouve l’idée très intelligente. «C’est possible et plausible, la SGF et la Caisse de dépôt pourraient acheter du capital-actions, ce qui permettrait de générer du crédit à nos entreprises qui ont besoin de liquidités. C’est ce genre d’idée originale que ça nous prend pour nous sortir de la torpeur», a commenté Guy Chevrette.

Ce dernier pense que le gouvernement devrait envisager cette hypothèse. La structure pourrait être différente que celle des Américains de manière à ce que Québec ne détienne pas plus de 50% des actions pour ne pas être majoritaire. « Pour une situation anormale, ça prend un projet spécifique comme celui du président Obama. C’est une idée qui devrait être creusée davantage, car elle est loin d’être folle » affirme le président du CIFQ.

Selon Jean-Marc Crevier, cette idée aurait été bien vue par les représentants d’AbitibiBowater siégeant à la cellule de crise. « Ils nous ont dit qu’ils vont tout faire pour sauver leur peau et que toutes les propositions seront analysées », a-t-il assuré.

Une affirmation que le Quotidien n’a pas été en mesure de vérifier auprès de ces personnes.

« Ils nous ont aussi demandé si la région était derrière AbitibiBowater. Toute le monde était unanime qu’il faut soutenir la compagnie pour sauver tous les emplois et les entreprises qui gravitent autour d’AbitibiBowater » mentionne Crevier.

Pour le président de la CRÉ, Georges Simard, l’idée est intéressante. « Ce n’est pas bête du tout. L’avenir d’AbitibiBowater passe peut-être par le gouvernement. Notre équipe va analyser la faisabilité d’une telle proposition. Nous allons ensuite l’évaluer lors de notre prochaine rencontre pour voir si ça pourrait faire partie de nos recommandations que nous soumettrons aux gouvernements » a indiqué le président de la CRÉ.

« Une chose certaine AbitibiBowater ne doit pas faire faillite, car les répercussions seraient trop importantes pour nos entrepreneurs forestier, compagnies de transports et autres entreprises liées à cette industrie » a signalé Simard.

Source : Louis Potvin – Le Quotidien, le 17 juin 2009