Le SCEP-FTQ dénonce la situation des retraités de Dolbeau-Mistassini

Dolbeau-Mistassini, le 7 janvier 2010 – Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) déplorait aujourd’hui la façon dont les retraités d’Abitibi-Bowater de Dolbeau-Mistassini sont traités.

Dans le cadre d’une restructuration, l’entreprise avait offert des ententes de départs anticipés à la retraite à de nombreux travailleurs en 2007. Ces ententes visaient essentiellement à maintenir l’usine fonctionnelle tout en gardant au travail de plus jeunes salariés. En contrepartie, les travailleurs mis à la retraite recevaient une compensation de quelques milliers de dollars par année de la part d’Emploi-Québec et d’Abitibi-Bowater jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 58 ans.

« Nos membres ont accepté de libérer leur poste de travail de bonne foi et ils ont planifié leur retraite en conséquence de cette entente. Voilà qu’Abitibi-Bowater et Emploi-Québec décident de leur couper les montants d’argent promis par des décisions administratives et politiques en se cachant derrière la Loi sur les arrangements avec les créanciers, c’est non seulement déplorable mais inacceptable ! » affirmait le représentant national du SCEP, Réjean Paradis.

Fermée pour une période indéterminée depuis le mois de juin 2009, l’entreprise et Emploi-Québec ont en effet cessé de verser aux retraités touchés par le programme les montants prévus dans cette entente spéciale.

« Les travailleurs de Dolbeau-Mistassini veulent être traités équitablement, ils savent que leurs collègues de Donnacona ont été payés adéquatement pour le même programme alors que leur usine est fermée définitivement. » martelait M. Paradis expliquant que la décision d’Abitibi-Bowater et d’Emploi-Québec semait l’incertitude chez de nombreuses familles de la région.

Déçu de cette situation, le syndicat demandait à l’entreprise et à Emploi-Québec de « respecter les ententes qu’ils ont eux-mêmes signées ».

Le SCEP-FTQ est le plus important syndicat dans le secteur papier et forêt au Québec alors qu’il représente plus de 20 000 membres dans ces secteurs uniquement.